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Le gréement et l’accastillage

Le gréement

 La révision du gréement dormant

Le gréement dormant doit faire l’objet, tous les 5 ans ou à l’occasion d’une période de navigation intense et éprouvante, d’une révision approfondie au cours de laquelle il va être contrôlé. Soumis à des forces énormes, son entretien et sa vérification constituent le premier échelon de sécurité sur un voilier.

Le démâtage est la première étape de cette opération : pour que le contrôle soit rigoureux, il est impératif de travailler au sol.

La révision est l’occasion de nettoyer son gréement et évidemment de procéder au remplacement ou aux réparations nécessaires.

Les espars

Le mât

Il doit être inspecté en insistant sur les zones soumises à contraintes mécaniques importantes :

  •         Le pied de mât
  •         Les emplantures de barre de flèche
  •         Les barres de flèches et leurs embouts
  •         La gorge ou le rail du mât
  •         Les capelages
  •         Le vit de mulet
  •         Les passages et ancrages
  •         Les points de frottement
  •         Le rétreint
  •         Les réas
  •         La tête du mât

Il faut également surveiller les traces d’électrolyse et d’usure du métal pour les mâts en aluminium et en alliage.

La bôme

Contrainte par la grand voile, la bôme est fortement sollicitée.

Elle doit être rigoureusement contrôlée, notamment :

  •         L’ancrage du vit de mulet
  •         L’embout
  •         Les réas
  •         Les ancrages
  •         Les rivets

Tangon, bout-dehors et outrigger

Il faut contrôler : 

  • les fissures et les déformations
  • l’état des rivets 
  • le fonctionnement des mécanismes d’accrochage 

Les câbles et leurs fixations

A titre indicatif, la durée de vie en moyenne des câbles sur un voilier est de 10 ans.

Certains assureurs sont très sensibles à cette règle et refusent de prendre en charge les sinistres si le Plaisancier ne peut justifier de l’âge de ses haubans (propriétaires multiples, factures égarées…)  

Le démâtage est l’occasion de vérifier les câbles qui maintiennent le mât en place et que l’on ne peut contrôler correctement autrement.

Les câbles

Haubans, bas-haubans, galhauban, bastaques, étai, pataras : les points de contrôle sont semblables :

  • vérifier l’intégrité des torons ou du monotoron ;
  • contrôler le sertissage des terminaisons ;
  • vérifier les dimensions et les limites d’allongement tolérées ;
  • traiter les traces d’oxydation ;

Les fixations

Ridoirs et Latte

Latte d’étai, latte ridoir à trous et ridoirs divers et variés, quelque soit les terminaisons elles maintiennent les câbles et permettent de régler les tensions.

Leur contrôle doit être rigoureux :

  • traces de déformation ;
  • usure des trous qui s’ovalisent et s’élargissent ;
  • traces d’oxydation ;
  • pas de vis abimé ;

Dans le cas des ridoirs, on préférera ceux munis d’un mécanisme de verrouillage pour éviter qu’ils ne se desserrent si l’on n’est pas adepte du lashing.

Les cadènes

Points de fixation des terminaisons de câbles sur le pont, il convient de vérifier leur état.

Si la vérification en surface du pont peut-être facilitée, il convient surtout de vérifier l’état de fixation des cadènes à l’intérieur de la structure du bateau.

Sur certains navires, l’effort subi par la cadène est repris vers la quille ou le fond de coque via un câble, un bout ou une barre métallique : avant les dégâts visibles sur le pont, ce sont ces éléments qui se détériorent.

Pareillement, les contraintes mécaniques supportées dans le temps par ces éléments de fixation sont si élevées, qu’il n’est pas rare de voir la fibre composite du bateau se déliter au point de serrage des cadènes : les différentes couches de fibre de verre se délitent et forment un “mille-feuilles” qui se fragilise de manière irréversible.

Réalisations de contre plaques, stratification de tissus supplémentaires, des solutions efficaces existent pour consolider son pont et sécuriser ses fixations.

Tarifs révision du gréement dormant

Mât : à partir de 20€ TTC/ mètre linéaire, nettoyage compris.

Bôme : à partir de 60€ TTC/ pièce, nettoyage compris

tangon : à partir de 35€ TTC/ pièce nettoyage compris

Bout-dehors : à partir de 50€ TTC/ pièce nettoyage compris

Outrigger : à partir de 35€ TTC/ pièce, nettoyage compris

Câbles : à partir de 16€ TTC/mètre linéaire, nettoyage compris

Fixations : à partir de 15€ TTC/pièce, nettoyage compris

Cadènes : à partir de 45€ TTC/pièce (vérification extérieure et intérieure)

Cadènes : consolidation par stratification, à partir de 165€ TTC/pièce, fournitures comprises.

Le mot du technicien

Lorsque l’on révise son gréement dormant, le port de gants de cuir épais s’impose : en plus des limailles et échardes métalliques que l’on peut croiser, la rencontre avec un gendarme peut être très douloureuse : c’est ainsi que l’on nomme les torons ou fils métalliques qui cassent et se désolidarisent des haubans en pointant vers l’extérieur. Ils sont à l’origine de vilaines blessures.

Bon à savoir 

Un mât flambé est un mât qui n’est plus droit, en raison d’un serrage excessif d’un câble, d’une voile surdimensionnée, d’un coup de mer, de l’âge…ou de plusieurs de ces raisons.

Il prend une courbure plus ou moins marquée qui s’aggrave dans le temps et au fur et à mesure des réglages.

Le redresser en exerçant une pression opposée se pratique dans le milieu amateur, le prix d’un mât étant important.

Au niveau professionnel, un mât flambé est irrécupérable car fragilisé : au niveau du flambage, la matière a subi un changement mécanique irréversible, et le redressement par application d’une force opposée ne rétablit pas la structure de la matière mais rajoute un changement mécanique supplémentaire, dans l’autre sens. Le métal est deux fois plus fragilisé.

Le gréement courant

Constitué de tous les bouts qui permettent de régler et de manœuvrer les voiles, il est essentiellement constitué aujourd’hui de fibres synthétiques à la technicité plus ou moins élevée.

La course au large à permis le développement et la mise au point de fibres aux qualités mécaniques supérieures à l’acier.

Le choix de son gréement courant est autant affaire de budget que de plaisir, les drisses, écoutes et autres amarres étant de vrais symboles de la voile pour un navigateur.

Nous pouvons vous proposer différents catalogues de fournisseurs suivant vos envies et votre budget, avec des tarifs préférentiels négociés par rapport au prix public.

Tarif gréement courant

Catalogues et tarifs sur demande, selon fournisseurs

Bon à savoir

Les bouts et autres cordages se nettoient simplement à l’eau douce, et se sèchent, déroulés complètement.

L’utilisation du nettoyeur haute pression est à proscrire : le jet surpuissant fait pénétrer au cœur des cordages des particules très fines qui vont entamer sa résistance et sa longévité.

L’accastillage

Tous les éléments qui servent à manoeuvrer un navire s’entretiennent.

Certains plus pour l’esthétisme, certains par nécessité surtout sur les voiliers.

Les fabricants sont nombreux et ils proposent une gamme variée, offrant un vaste choix de qualité, de prix et de technologies différentes.

Si les pièces en inox comme les mousquetons ou les manilles par exemple ne se remplacent pas régulièrement, les poulies et autres réas eux nécessitent des révisions et des remplacements périodiques.

Le plaisir de la navigation passe par la fiabilité de ces équipements : un chariot d’écoute qui se bloque faute de billes, et c’est tout un programme de navigation qui tombe à l’eau.

    Le contrôle de l’accastillage

    On distingue deux niveaux de contrôle pour l’accastillage : 

    • le contrôle du fonctionnement de la pièce : poulie, taquet coinceur, réa…
    • le contrôle de la fixation de la pièce sur le pont : il est nécessaire de vérifier par l’intérieur du navire l’état des différents écrous, l’absence de jeu et de corrosion.

    Tarif contrôle de l’accastillage

    à partir de 125€ TTC pour un plan de pont de 8m

    La pose de l’accastillage

    Les deux techniques principales que l’on utilise pour poser de l’accastillage sur un bateau sont directement liées à la nature de la construction du pont : monolithique ou sandwich.

    Dans le cas d’une pose dans un pont monolithique, une contre plaque adaptée viendra reprendre une partie des forces pour les disperser.

    Dans le cas d’une pose dans un pont en sandwich, c’est l’inclusion d’un insert en bois rouge tropical ou en composite qui viendra renforcer la structure du pont pour permettre le serrage de la pièce. Une contre plaque peut également avoir sa place en fonction des contraintes à considérer.

    Dans les deux cas, la forme, le matériau, l’épaisseur de la contreplaque sont liés à la nature de la force à maîtriser : l’arrachement ou le cisaillement.

      Tarif pose d’accastillage

      Pont monolithique, à partir de 89€ TTC, contreplaque comprise

      Pont Sandwich, à partir de 139€ TTC, contreplaque comprise

      Les chandeliers et balcons

      Premier garant de la sécurité des personnes à bord, les chandeliers et les balcons sont soumis à de fortes contraintes mécaniques et sont sollicités très régulièrement.

      Ils prennent alors souvent du ballant, du jeu et doivent être contrôler méticuleusement.

      Le bras de levier entre le sommet d’un chandelier ou le plaisancier s’appuie et la base du chandelier fixé dans le pont est très important et il n’est pas rare que le matériau composite dans lequel il est fixé finisse par se désagréger.

      Il faut être vigilant et attentif à ces éléments de sécurité primordiaux sur un navire.

        Tarif réparation et pose de chandeliers et balcons

        Chandeliers, à partir de 58€ TTC /pièce, contreplaque comprise

        Balcons 3 pieds, à partir de 155€ TTC/ pièce, contreplaques comprises

        Les winchs

        Pièces mécaniques indispensables, ils sont un symbole majeur de la navigation à la voile.

        Mécaniques, électriques, hydrauliques, il en existe de toutes les tailles.

        Ils s’entretiennent au moins deux fois par an pour les préserver de l’usure.

        Constitués d’engrenages, de roulements, de cliquets et de ressorts, leurs mécaniques doivent être lubrifiées sans excès : la graisse amalgamée au  sel de mer  forme à terme une pâte collante et abrasive qui va user les éléments en mouvement et en contact.

        Tarif entretien winchs

        Mécanique, petit modèle, à partir de 62€ TTC/ pièce, produits compris

        Mécanique, grand modèle, à partir de 109€ TTC/pièce, produits compris

        Électrique , selon modèle, devis sur demande

        Hydraulique, selon modèle, devis sur demande

        Le mot du technicien

        La lubrification d’un Winch se réalise :

        • avec de la graisse adaptée pour les pièces en mouvement : engrenages et roulements ;
        • avec de l’huile fine pour les cliquets et ressorts ;

        Les fabricants de lubrifiant proposent des gammes spécialement développées pour les Winchs. L’essentiel est de pratiquer un graissage léger, sans excès, des éléments.

        Contactez-nous !

         

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